Revue de réflexion politique et religieuse soutenue par le Centre National du Livre (Ministère de la Culture).

En librairie : numéro courant

Numéro 115 : Une culture de la culpabilité

Loin des perspectives de réconciliation entre l’Eglise et le « monde de ce temps » c’est le thème du relativisme et de sa « dictature » qui est aujourd’hui une préoccupation majeure. La société postmoderne n’est guère accueillante, elle va même au-delà de l’indifférence de masse envers la religion, particulièrement dans les pays d’ancienne chrétienté européenne. Elle est même en pleine guerre culturelle, avec pour armes le discours sophistique, la manipulation sémantique, l’intimidation, la corruption morale, l’exclusion, sans cependant omettre la contrainte légale. Dans toute guerre psychologique, la culpabilisation est une arme privilégiée. Elle tend à miner le moral de l’adversaire non seulement en le faisant douter de sa cause mais en insufflant en lui la honte de la défendre, et ainsi obtenir sans effort sa mise hors de combat. L’Art de la guerre de Sun Tzu posait ce principe : « Il faut plutôt subjuguer l’ennemi sans donner bataille : ce sera là le cas où plus vous vous élèverez au-dessus du bon, plus vous approcherez de l’incomparable et de l’excellent ».

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Dans les dossiers thématiques

Dossier : « L’Oc­ci­dent contem­po­rain - Thomas Molnar »

Le progrès amène ainsi l’homme à de nouvelles contradictions et à la prise de conscience que son autonomie, une fois achevée, est de nouveau à la recherche de l’hétéronomie. Et alors il est piégé. Non seulement par son orgueil qui ne se résout pas à extérioriser sa thèse ; mais aussi par l’abolition des structures externes et par leur remplacement par une culpabilité interne, qui étrangement, intensifie le mérite de l’individu.

Dossier : « L'affaire Sixte (1917-1918) »

Considérations sur les offres de paix autrichiennes de 1917-1918.  Dans le numéro 103 de Catholica est paru un article intéressant sur l’offre de paix séparée faite par Charles Ier d’Autriche à l’Entente au cours du printemps 1917 (Bernard Charpentier, « L’affaire Sixte. L’offre de paix séparée de Charles Ier d’Autriche », pp. 78-88). La proposition, effectuée à l’insu de l’allié allemand par l’intermédiaire du prince Sixte de Bourbon, beau-frère de l’empereur et officier de l’armée belge, ne réussit pas, comme on le sait. Cet échec peut être expliqué par une série de motifs.

Dossier : « L'affaire Sixte (1917-1918) »

Il y a quatre-vingt-dix ans s’achevait la Grande Guerre. Plusieurs tentatives en faveur de la paix ont été entreprises dès 1916. Une seule, pourtant, a presque abouti, celle de l’empereur Charles Ier d’Autriche, en 1917, connue sous le nom d’« affaire Sixte ». Cette offre de paix illustre une conception de l’ordre international fondée sur [...]

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