Revue de réflexion politique et religieuse soutenue par le Centre National du Livre.

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Numéro 113 : Comment interpréter Vatican II ?

Dans son encyclique Fides et Ratio (14 septembre 1998), Jean-Paul II avait affronté une série de problèmes philosophiques, tant d’ordre général, face à une société tombée dans la confusion, qu’en rapport avec la situation contemporaine de l’Eglise. Un passage (n. 87) s’attachait à un point de méthode qui acquiert un relief particulier aujourd’hui, compte tenu de l’ampleur prise par la discussion ouverte ces dernières années à propos de l’interprétation de l’événement conciliaire et de la question de savoir en quoi celui-ci aurait constitué une rupture par rapport au passé, et en quoi il seraitcouv113 demeuré dans sa continuité. Ce passage mérite d’être rapporté dans son intégralité. Il est placé dans une section du chapitre VII de l’encyclique, qui veut déterminer certaines « tâches actuelles », et en vient à traiter rapidement de deux tendances jugées dangereuses pour l’activité philosophique dont la théologie a besoin : l’éclectisme, et l’historicisme. La première citée est vue sous l’angle des inventions langagières, inutiles et sources de malentendus ; la seconde est traitée un peu plus en détail et présentée comme un cas particulier de cet abus.

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Dans les dossiers thématiques

Dossier : « Thomas Molnar et l’Oc­ci­dent contem­po­rain »

Le progrès amène ainsi l’homme à de nouvelles contradictions et à la prise de conscience que son autonomie, une fois achevée, est de nouveau à la recherche de l’hétéronomie. Et alors il est piégé. Non seulement par son orgueil qui ne se résout pas à extérioriser sa thèse ; mais aussi par l’abolition des structures externes et par leur remplacement par une culpabilité interne, qui étrangement, intensifie le mérite de l’individu.

Dossier : « L'affaire Sixte (1917-1918) »

Considérations sur les offres de paix autrichiennes de 1917-1918.  Dans le numéro 103 de Catholica est paru un article intéressant sur l’offre de paix séparée faite par Charles Ier d’Autriche à l’Entente au cours du printemps 1917 (Bernard Charpentier, « L’affaire Sixte. L’offre de paix séparée de Charles Ier d’Autriche », pp. 78-88). La proposition, effectuée à l’insu de l’allié allemand par l’intermédiaire du prince Sixte de Bourbon, beau-frère de l’empereur et officier de l’armée belge, ne réussit pas, comme on le sait. Cet échec peut être expliqué par une série de motifs.

Dossier : « L'affaire Sixte (1917-1918) »

Il y a quatre-vingt-dix ans s’achevait la Grande Guerre. Plusieurs tentatives en faveur de la paix ont été entreprises dès 1916. Une seule, pourtant, a presque abouti, celle de l’empereur Charles Ier d’Autriche, en 1917, connue sous le nom d’« affaire Sixte ». Cette offre de paix illustre une conception de l’ordre international fondée sur [...]

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